Le communiqué produit par la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Mme Michelle Bachelet, sur les incidents impliquant des massacres et d’autres exactions et violations en RDC, fait état de l’augmentation des attaques brutales contre des civils innocents par des groupes armés, des forces militaires et de la police. Selon le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC (BCNUDH), au moins 530 civils ont été tués par des groupes armés en Ituri entre le 1er octobre 2019 et le 31 mai 2020, dont 375 depuis le pic des violences en mars. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) auraient également tué 17 civils au cours de la même période. De leur côté, les combattants des ADF ont été responsables de 77 morts civils dans l’Ituri voisin. A la date du 31 mai 2020, le même groupe aurait tué, au Nord-Kivu, au moins 514 civils à l’aide de machettes, de haches et d’armes lourdes, et enlevé des enfants. Au Sud-Kivu, au moins 74 personnes ont été tuées depuis octobre et au moins 36 femmes et enfants violés dans une recrudescence de la violence ethnique entre les communautés Banyamulenge et les Bafuliro, Babembe et Banyindu. Des militaires des FARDC sont également pointés du doigt et responsables « du meurtre d’au moins 15 personnes et des violences sexuelles contre 13 femmes ». Les services de Mme Bachelet soulignant l’implication des forces de défense et de sécurité dans l’exécution extrajudiciaire par les FARDC de 59 civils et la PNC de 24 autres, indiquent que plus de 400 000 personnes ont été déplacées dans le Nord-Kivu. Au Sud-Kivu voisin, plus de 110.000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été également déplacées par la violence.

Outre ces graves abus commis dans certaines zones de conflits dans l’Est de la RDC, des violences et des meurtres ont également eu lieu au Kongo Central et dans la capitale de la RDC, Kinshasa où, entre le 30 mars et le 24 avril, au moins 62 civils ont été tués et 74 blessés lors de sept opérations menées par la PNC et les FARDC contre des militants du groupe politico-religieux Bundu Dia Kongo (BDK). La Cheffe des droits de l’homme de l’ONU invitant Kinshasa à déployer, dans les zones de conflit, des forces de sécurité pour la protection des civils, interpellent sur les crimes contre l’humanité ou les crimes de guerre que pourraient constituer certaines des attaques contre des civils.

Source :  ONU Info


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